Institut d’Études Augustiniennes

IEA - Composante du LEM (UMR 8584, CNRS - EPHE - Paris-Sorbonne)

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Séminaires

Vincent Zarini

Littérature latine de l’Antiquité tardive (Master, Doctorat)
Le jeudi de 16h30 à 18h30
Université Paris-Sorbonne, Maison de la recherche, salle 002

1e semestre : Minucius Felix, Octavius
2e semestre : Paulin de Périgueux, Vie de Saint Martin, livre V


Isabelle Bochet

Augustin : La Genèse au sens littéral
Institut catholique de Paris, 1e semestre, le mardi de 10h à 12h

Dans La Genèse au sens littéral, Augustin associe son lecteur à sa propre recherche sur les trois premiers chapitres de la Genèse. Il cherche à en donner une explication compatible avec une juste représentation de Dieu et avec les données de la science de son temps. Remarquant les divergences entre Gn 1 et Gn 2-3, il en conclut que les deux récits concernent deux aspects de la genèse de l’univers : la création simultanée de toutes choses dans le Verbe et la création permanente dans le cours du temps, autrement dit dans l’histoire où se joue le destin de l’homme. Le récit biblique lui donne l’occasion de préciser sa conception du rapport de Dieu au monde et sa vision de l’homme ; il y propose notamment une vision du corps et de la matière bien éloignée du pessimisme qu’on lui prête souvent.
Il n’est pas fortuit que Galilée ait utilisé l’ouvrage d’Augustin pour se défendre ou que la conception augustinienne des « raisons causales » ait suscité un grand intérêt dans les débats relatifs à la théorie de l’évolution.

Bibliographie : La Genèse au sens littéral, trad., intr. et notes par P. Agaësse et A. Solignac, BA 48 et 49, Paris, 1972.

La Cité de Dieu : Augustin en débat avec les platoniciens
Centre Sèvres, au 2e semestre, le mercredi de 10h à 12h

L’occasion immédiate de l’ouvrage fut le sac de Rome en 410. La réaction des païens, qui attribuèrent la chute de la Ville éternelle aux temps chrétiens, explique la visée majeure de la Cité de Dieu : Augustin s’y interroge sur la « vraie religion » ; il veut convaincre les païens des insuffisances de leur culte et les amener à reconnaître la valeur du christianisme. Les philosophes platoniciens, en particulier Plotin et Porphyre, sont les interlocuteurs privilégiés d’Augustin, car leur conception de Dieu est, selon Augustin, très proche de celle des chrétiens ; mais « ils ont philosophé sans le Médiateur » et n’ont pas su reconnaître quelle est « la voie universelle de la délivrance de l’âme ».
Le séminaire privilégiera donc le débat avec les platoniciens : nous lirons les livres 8 à 14 de la Cité de Dieu, ainsi que le livre 22. Les livres 8 à 10 abordent la conception de Dieu et s’interrogent sur la médiation requise pour accéder à Dieu. Les livres 11 à 14, qui commentent le récit de la création et de la chute en Gn 1-3, font apparaître les enjeux cosmologiques et anthropologiques du débat : le christianisme oblige Augustin à concevoir autrement le temps dans son rapport à l’éternité, mais aussi à montrer contre les platoniciens la valeur du corps et des passions. Le livre 22 qui traite de la résurrection achève cette confrontation.

Bibliographie : Pour travailler la Cité de Dieu, on choisira la traduction publiée dans la Bibliothèque Augustinienne (BA 34, 35 et 37) ou dans la Nouvelle Bibliothèque Augustinienne (NBA 3, 4/1 et 4/2) ou encore celle de la « Bibliothèque de la Pléiade » (t. 2).


Gilbert Dahan

L’exégèse chrétienne de la Bible au moyen âge

  • Recherches sur l’exégèse de la Bible au XIIIe siècle. Travaux récents
  • Les commentaires médiévaux de Sophonie

Le séminaire aura lieu un mardi par mois, de 16h15 à 18h15 au Collège des Bernardins - 20, rue de Poissy, Paris (5e) (métro : Maubert-Mutualité ou Cardinal-Lemoine)

Date des séances :

  • 13 novembre
  • 11 décembre
  • 15 janvier
  • 12 février
  • 12 mars
  • 16 avril
  • 7 mai
  • 11 juin

Inscription au Collège des Bernardins.





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Dernière mise à jour le : dimanche 3 septembre 2017