Institut d’Études Augustiniennes

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Fascicule 63/2 de la RÉAug

Paris, 2017, 206 p.
ISBN : 978-2-85121-295-5
Table des matières et résumés des articles

Brian M. JENSEN & Clemens WEIDMANN Another Brick to the Augustinian Wall. New texts by Augustine discovered in the Sanctorale of the Lectionarium Placentinum 239-276
Christopher A. JONES The Pseudo-Augustinian Excerpts in Munich, Bayerische Staatsbibliothek, Clm 389 277-309
Bernard MEUNIER Ni ajouter ni retrancher : une qualification du texte inspiré ? 311-326
Álvaro CANCELA CILLERUELO Edición y notas al texto de una homilía beneventana (Madrid, BNE, cod. 194 – CPL 1160a 20, 1997a) 327-347
Chronica Tertullianea et Cyprianea 2016 349-384
Bulletin augustinien pour 2016/2017 et compléments d’années antérieures 385-438
Auteurs des travaux recensés 439-442
Table générale 443-444

Résumés :

Brian M. JENSEN & Clemens WEIDMANN, « Another Brick to the Augustinian Wall. New texts by Augustine discovered in the Sanctorale of the Lectionarium Placentinum », p. 239-276

Le Lectionarium Placentinum contient dans son sanctoral (Piacenza, Bibl. Capitolare 62) deux sermons inconnus attribués à Augustin : l’un d’eux est consacré à la fête des quatre martyrs romains Basilides, Cyrinus, Nabor et Nazarius (f. 141-143r, inc. : Beati martyres ut securi), l’autre à saint Pierre marchant sur les eaux (f. 182-182v, inc. : Nullus potest esse securus navigator). Dans l’étude présente, nous en procurons une édition critique et évaluons leur authenticité. Nous démontrons l’authenticité du sermon sur les quatre martyrs (Augustin, sermon 335N), tandis que l’autre est certainement inauthentique. En addition au texte, un fragment jusqu’ici négligé, cité dans le sermon de Mathia d’Ambroise Autpert, peut aussi être attribué à Augustin (Augustin, sermon 112B).

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Christopher A. JONES, « The Pseudo-Augustinian Excerpts in Munich, Bayerische Staatsbibliothek, Clm 389 », p. 277-309

Un manuscrit copié à Freising au milieu du IXe siècle (Munich, Bayerische Staatsbibliothek, Clm 6389) contient une série de passages, qui commence par Vide, Alipi mi, ubi tibi uideatur ueritas habitare. Ce matériel a parfois été considéré comme « pseudo-augustinien », mais son contenu – il s’agit en fait d’une foule d’extraits sur différents sujets – n’a jamais été décrit ou analysé en détail. La présente étude se penche sur l’hypothèse de François Dolbeau, qui a suggéré que ces passages proviennent d’un milieu carolingien et que leur mention d’« Alypius » reflète l’enthousiasme bien connu d’Alcuin et de ses collègues pour l’adoption des pseudonymes littéraires. Une étude plus approfondie des extraits dans Clm 6389 a confirmé le caractère carolingien de leur(s) source(s). Par leur contenu ainsi que par le contexte codicologique, les extraits permettent de nombreux rapprochements avec l’un des disciples d’Alcuin en particulier, Candidus Wizo, ainsi qu’avec l’ensemble des textes scolaires anonymes connus aujourd’hui comme les « Munich Passages ». Il est également intéressant de noter que la référence à « Alypius » dans nos extraits est l’un des indices que ces passages ont été composés par le même auteur qui a écrit le mystérieux traité carolingien De sole et luna, dont la première édition n’a été publiée qu’en 2006. La paternité de ce dernier – lui aussi adressé à « Alypius » – devrait être réexaminée à la lumière des liens entre Candidus Wizo et les extraits transmis dans Clm 6389. Ces deux œuvres associées à « Alypius » nous présente un « pseudo-augustinisme » plus complexe qu’on ne le voit habituellement chez les pseudépigraphes augustiniens du haut moyen âge.

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Bernard MEUNIER, « Ni ajouter ni retrancher : une qualification du texte inspiré ? », p. 311-326

L’expression « ni ajouter ni retrancher » attire l’attention du lecteur des auteurs chrétiens anciens, qui la rencontre assez souvent. Empruntée à l’Antiquité païenne où elle a des emplois divers, elle prend dans les textes chrétiens un sens précis lié au canon et à l’inspiration des textes bibliques, mais on la trouve, à partir du IVe siècle, appliquée aux textes issus des conciles, ce qui montre une conception de l’inspiration, non pas enfermée dans le texte, mais étendue au lecteur, le concile ayant autorité pour interpréter l’Écriture.

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Álvaro CANCELA CILLERUELO, « Edición y notas al texto de una homilía beneventana (Madrid, BNE, cod. 194 – CPL 1160a 20, 1997a) », p. 327-347

Le manuscrit Madrid, Biblioteca Nacional de España, 194, est le plus ancien homéliaire en écriture bénéventaine qui nous a été conservé. Dans son étude détaillée du recueil, Raymond Étaix a découvert et transcrit un sermon sur les martyrs dont ce codex est le seul témoin connu (CPL 1160a, 18-20) ; les dernières lignes du manuscrit semblaient illisibles et le texte était visiblement corrompu. Cet article présente une nouvelle édition critique du sermon en incluant la fin, transcrite sous une lampe ultraviolette ; dans les notes critiques qui suivent sont défendues des corrections aux cruces desperationis déjà établies par R. Étaix et l’on propose l’identification et la
correction d’autres fautes du texte manuscrit qui étaient passé inaperçues.

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Dernière mise à jour le : dimanche 14 octobre 2018