Institut d’Études Augustiniennes

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Fascicule 62/1 de la RÉAug

Paris, 2016, 152 p.
ISBN : 978-2-85121-288-7
Table des matières et résumés des articles

Jean-Denis BERGER In memoriam Jacques Fontaine (1922-2015) I-V
Bibliographie de Jacques Fontaine VII-XXI
Geoffrey D. DUNN Zosimus and Ravenna : Conflict in the Roman Church in the Early Fifth Century 1-20
Miguel CARABIAS ORGAZ Un fragmento de la primera mitad del siglo XI de los Tractatus in Evangelium Iohannis de San Agustín 21-25
Sebastián SALVADÓ The Augustinian Reform, the Panormia Glosses, and Reading the Bible in the Medieval Latin Liturgy of Jerusalem 27-55
Text – Subtext – Context. On the Way to a Comprehensive Commentary of the Augustinian Letters
Christof MÜLLER – Christian TORNAU Introduction 59-66
Volker H. DRECOL Kommentar zu Augustin, Epistula 184A 67-93
Hildegund MÜLLER Augustine’s Retractationes in the Context of his Letter Corpus : On the Genesis and Function of an Uncommon Genre 95-120
Comptes rendus bibliographiques 121-151

Résumés :

Geoffrey D. DUNN, « Zosimus and Ravenna : Conflict in the Roman Church in the Early Fifth Century », p. 1-20

L’un des incidents peu connus de l’épiscopat de Zosime, à Rome en 417/418 concerne le clergé de sa propre Église. Dans l’Ep. 14 (JK 345) (Ex relatione), écrite peu avant la mort de Zosime, on lit que deux groupes de fidèles de cette Église étaient allés à la cour impériale, porteurs d’une plainte contre leur évêque. Le premier groupe avait déjà été excommunié et, dans cette lettre, Zosime menace le deuxième du même sort : leur action avait été contraire aux canons établis. Bien que la lettre ne nous dise rien de plus, nous sommes en mesure de la placer dans le contexte de ce que nous savons des procédures de plainte en matière ecclésiastique, pour établir combien réduites étaient, pour le clergé, les possibilités de se plaindre de leurs évêques, surtout lorsque les plaintes venaient de Rome même. La lettre nous montre aussi combien cet incident correspond à un processus croissant de recours à l’autorité civile pour arbitrer un conflit interne. On se demandera aussi s’il est possible d’établir un lien entre cet incident et la division du clergé romain qui s’est produite en raison du traitement de la controverse pélagienne par Zosime. Cette lettre montre seulement combien était grand, dans les Églises de l’Occident, le mécontentement à l’égard du mode de gouvernement de Zosime.

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Miguel CARABIAS ORGAZ, « Un fragmento de la primera mitad del siglo XI de los Tractatus in Evangelium Iohannis de San Agustín », p. 21-25

Nous présentons un fragment de manuscrit copié dans la première moitié du XIe siècle, contenant des extraits des Tractatus in Iohannem de saint Augustin. Nous fournissons une transcription avec les variantes textuelles.

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Sebastián SALVADÓ, « The Augustinian Reform, the Panormia Glosses, and Reading the Bible in the Medieval Latin Liturgy of Jerusalem », p. 27-55

Cette étude entend discuter certaines des traditions intellectuelles décrivant les rites liturgiques institués par le clergé latin d’Outremer. Au plus fort de la diffusion de la réforme ecclésiastique en Europe occidentale, en 1114, les canons de l’Église du Saint-Sépulcre adoptèrent la règle augustinienne. Des études récentes révèlent que l’ordinal de Jérusalem (Rome, Bib. Vat. Barb. Lat. 659) contient un passage de prescriptions liturgiques tiré du Panormia, une collection de lois canons du douzième siècle, depuis longtemps imputées à Yves de Chartres. Ce passage indique la distribution des lectures bibliques pour toute l’année liturgique, les chants d’accompagnements, et introduit de nouveaux commentaires sur les significations dévotionnelles des saisons. Une analyse comparative de ce texte avec les pratiques des rites utilisés sur le continent, ainsi qu’une discussion sur les textes patristiques employés pour interpréter les lectures bibliques, permettent à l’étude présente de démontrer, d’une part, l’influence prononcée de la réforme augustinienne sur les rites du Saint-Sépulcre de Jérusalem, et d’autre part, de manière tout aussi significative, à quel point le caractère de cette liturgie dévotionnelle est remarquable en comparaison de ces homologues européens.

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Christof MÜLLER – Christian TORNAU, « Text – Subtext – Context. On the Way to a Comprehensive Commentary of the Augustinian Letters », p. 59-66

Les « genres mineurs » sont actuellement à la mode dans les études philologiques, et le genre épistolaire en est un exemple notable. Ainsi donc, il n’y a rien d’étonnant à ce que, dans les dernières décennies, le nombre de publications et de projets relatifs aux lettres d’Augustin n’ait cessé de croître. Étant donné le grand nombre des types de lettres et la variété des sujets traités, ces textes d’Augustin fournissent une source unique sur la culture et l’histoire de l’Antiquité tardive. Depuis plusieurs années, une équipe internationale de chercheurs de toutes disciplines, coordonnée par le Zentrum für Augustinus-Forschung an der Universität Würzburg travaille à un commentaire global de ce corpus, qui comprend environ 310 pièces. Après plusieurs conférences préparatoires, l’équipe a présenté les premiers résultats du « Projet Epistulae » en cours dans un atelier des Conférences patristiques d’Oxford, en 2015. Ces résultats sont maintenant publiés dans le présent fascicule de la RÉAug et dans le suivant. Ces articles s’intéressent particulièrement aux interactions entre texte, sous-texte, contexte des lettres d’Augustin et de ses correspondants, et leur contenu, leur forme et leur fonction. Dans certaines de ces études, on utilisera une grille de lecture particulière, ce qui sera la méthode récurrente de ces commentaires.

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Volker H. DRECOL, « Kommentar zu Augustin, Epistula 184A », p. 67-93

La lettre 184A d’Augustin donne des indications précieuses quant aux relations qui le lient à ses destinataires : des personnes appartenant au milieu monastique, qui s’intéressent à des questions apologétiques et philosophiques. La lettre à laquelle répond ici Augustin obéissait peut-être aussi à des motivations stratégiques de la part des rédacteurs : recevoir une lettre du célèbre théologien et renforcer leur position. Cette lettre, datable du printemps 419, est pleine d’enseignement sur la genèse de la Cité de Dieu, et montre les interférences qui existent entre son œuvre apologétique et ses ouvrages anti-pélagiens. Elle contient aussi une discussion sur l’attitude religieuse des païens ; elle propage, un an après la condamnation du pélagianisme au synode de Carthage en 418, la doctrine d’Augustin sur le péché originel, et présente avec force le baptême comme un passage de la vie à la mort.

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Hildegund MÜLLER, « Augustine’s Retractationes in the Context of his Letter Corpus : On the Genesis and Function of an Uncommon Genre », p. 95-120

Les Retractationes d’Augustin, bien qu’elles soient uniques et novatrices de par leur genre littéraire, peuvent être mises en parallèle avec celles de ses lettres qui portent sur sa production littéraire, notamment celles qui accompagnent l’envoi de ses ouvrages. Dans le cas des lettres 101 (sur le De musica), 174 (De Trinititate), et 1A* (De ciuitate Dei), Augustin use de la forme traditionnelle de la lettre d’accompagnement pour façonner et contrôler la réception de son œuvre littéraire. Les parallélismes entre ce processus et les Retractationes n’aident pas seulement à expliquer les origines de la forme littéraire de cet ouvrage, ils mettent aussi en lumière son intention délibérée : se protéger soi-même et avoir un outil dans son combat contre ses adversaires.

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Dernière mise à jour le : lundi 5 juin 2017